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Coloriage amazone

Dans la mythologie grecque, les Amazones sont un peuple de femmes guerrières que la tradition situe sur les rives de la mer Noire, d'autres historiens les plaçant plus précisément en Asie Mineure, et certains en Libye. Au-delà de l'aspect mythologique, des historiens suggèrent que les Amazones pourraient correspondre historiquement aux femmes guerrières des peuples scythes et sarmates.

De façon générale, le terme en est venu à décrire tout groupe de femmes-guerrières, dont l'existence est souvent fantasmée.

Selon l’Histoire des animaux d'Aristote, les Amazones habitent les rives du fleuve Thermodon, au nord de la Cappadoce, dans l'actuelle Turquie. Elles tueraient leurs enfants mâles ou les rendraient aveugles ou boiteux, pour ensuite les utiliser comme serviteurs, et pour assurer leur descendance elles s'uniraient une fois par an avec les hommes des peuplades voisines, dont elles choisissent les plus beaux.

Selon l'historien Justin, la tradition inspirée de l’Éthiopide d'Arctinos de Miletprétendant que les Amazones coupaient leur sein droit ou le brûlaient n'est que le résultat d'une fausse étymologie, le mot « Amazone » provenant de a- (ἀ-) et mazos (μαζός), « sans sein ». Or les anciens témoignages artistiques ne montrent aucun indice en ce sens5 : les Amazones sont toujours dépeintes avec leurs deux seins, celui de droite étant régulièrement recouvert5. L'historienne des sciences Adrienne Mayor suggère également que le mythe trouve son origine dans une fausse étymologie.

Les attributs des Amazones sont le πέλτη / péltê, un bouclier léger en forme de demi-lune, la lance, l’arc et les flèches, propres aux cavaliers des steppes, le cheval et la hache — σάγαρις / ságaris d'abord, puis la double hache, à partir de l'époque hellénistique, par exemple selon Quintus de Smyrne. Le signal avant la bataille est donné par le sistre (sorte de grelot) généralement de bronze.

Selon les récits, de nombreux héros grecs — Bellérophon, Achille, Héraclès, Thésée ou encore Priam — ont eu affaire à elles, et bien souvent, chacun eut sa reine à aimer et, finalement, à tuer. Bellérophon, après avoir tué la Chimère, affronte et vainc les Amazones. Priam, le vieux roi troyen, aurait lui-même repoussé une invasion d'amazones. Achille affronte Penthésilée venue secourir les Troyens, s'en éprend et la tue dans le même temps, . On retrouve ce thème également chez Hellanicos, le pseudo-Apollodore, et chez le poète Virgile.

Pour son huitième travail, Héraclès doit s'emparer de la ceinture d'Hippolyte... et finira par massacrer celle-ci, ainsi que ses compagnes.

Selon une tradition que Plutarque de Chéronée attribue à l'atthidographe Philochore, Thésée, après avoir mené à bien le synœcisme d'Athènes, s'était joint à l'expédition d'Héraclès. Il reçut Antiope comme part du butin, ou selon une autre tradition que Plutarque rapporte notamment à Hellanicos, Thésée part seul et capture lui-même Antiope. Les Amazones répliquent en envahissant l'Attique — après avoir passé le Bosphore pris par les glaces, selon Hellanicos. Le combat devant Athènes se déroule au mois de Boédromion, d'où résulte la fête des Boédromies. Thésée a un fils d'Antiope14 Hippolyte.

Ce mythe misogyne (les Amazones sont de simples femmes domestiquées par Thésée, ce qui rétablit la juste frontière des sexes, ces dernières étant renvoyées dans leur rôle domestique), qui s'est fixé à Athènes au ve siècle av. J.-C. ne doit pas faire oublier qu'il existe d'autres versions du mythe des Amazones : figures héroïques positives dans l’Iliade, où elles sont mentionnées sous le terme d’Antianeirai, ou encore fondatrices ou protectrices de cités, dans lesquelles on leur rend des cultes funéraires.

Les Amazones voient leur continuité au féminin, puisque la légende dit qu’elles tuent les enfants mâles, et n’élèvent que les filles, ce qui peut paraître difficile pour assurer leur perpétuation, mais il serait possible qu'après le sevrage, les garçons aient été confiés aux hommes avec lesquels elles ont enfanté. Cela supposerait plutôt un type de société matriarcale, ce dont les Grecs avaient horreur. Ce pourrait être la raison pour laquelle ils blâment tant cette population. La légende rapporte également que les Amazones ne gardent auprès d’elles que des hommes mutilés, estropiés, prétendant que cela augmenterait la domination de leur sexe, l’infirmité empêchant les hommes d'être violents et d’abuser du pouvoir. On dit à ce propos que la reine Antianeira aurait répondu à une délégation d’hommes scythes qui s’étaient proposés comme amants exempts de défauts physiques que « l’estropié est un meilleur amant ».

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Amazones

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